Moi je pense que je suis sortie un peu de mon marasme de l’automne, même si j’adorerais qu’on mutualise la lumière. Toi ?
Dans mon commentaires 14, j’émets une hypothèse.
J’aimerais que nos projets numériques financés publiquement soient partagés avec une licence open source.
Et si le financement public exigeait des projets open source ?
Au Québec, on a plein de paliers de gouvernement qui appuient les sphères entrepreneuriales dans le financement de projets, de lancements, de reprises de compagnies, d’etc.
Et même si les défenseurs de la main invisible du marché ne parlent pas souvent de ces leviers qui épaulent et accélèrent la vision des bâtisseurs.
Ce sont nos systèmes pour s’entraider dans notre démocratie.
Depuis la pandémie, le numérique a été au centre de beaucoup de programmes, promesse et plans. On a subventionné les entreprises pour qu’elles s’épanouissent sur le web avec des outils pour améliorer leurs opérations et leur vente en ligne.
L’hypothèse que j’émets
Si on incitait le développement, des projets financés par notre gouvernement et ses différents paliers soient publiés en code ouvert ? Je crois que notre souveraineté et notre littératie numérique commune s’en verraient grandies et même pionnière.
En fait, je surf sur le mouvement qui s’appelle public money, public code.
Elle m’habite beaucoup cette idée-là. Qu’un programme subventionné devrait avoir son code publié avec une licence open source afin de mutualiser son succès.
Imagine si tout cet argent public pouvait bénéficier plus d’un projet à la fois. Une pierre deux coups.
Si les agences et les travailleurs autonomes partout au Québec contribuaient et partageaient leurs jobs en open source qu’iels ont faits pour des entreprises avec des aides.
Et que tout un chacun pourrait voir, participer et créer des outils collectivement subventionnés et utilisés pour un écosystème open source québécois numérique.
C’est beaucoup trop compliqué
J’ai le vertige seulement en imaginant organiser toutes les ramifications d’un projet comme ça. Sans compter tous les contre-arguments, le calvaire légal, les droits d’auteurs et les secrets industriels.
Lorsque j’analyse la situation, tout reste quand même de plus petits problèmes que celui que cette idée règle : rendre plus puissantes nos subventions et nos entreprises.
La mutualisation c’est un outil répandu et vraiment efficace. Donc pourquoi ne pas convaincre les rétissant à l’open source grâce à cet argument ?
Et pour la version 1, on implémente une mutualisation de projets avec une enveloppe open source.
On ne devrait pas limiter les technologies (stack)
Pour que ça fonctionne, nous devons garder les expertises et les spécialisations de tout un chacun. On ne devrait pas exiger l’utilisation de certaines technologies en amont, mais plus privilégier le lancement en open source de tout ce qui peut l’être.
Sans que ce soit obligatoire, ils mettent en place un écosystème afin que le partage de ressources soit autant favorable pour les entreprises que les développeurs.
Un peu comme l’open source peut l’être en ce moment, mais avec une touche MIT. Si tu utilises un projet open source, tu dois publié ton projet en open source aussi. S’il est financé et que tu le publies avec notre licence Québec, le client et les programmeurs auront accès à une grappe de financement propre au programme.
Je n’aimerais pas que ça devienne une agence gouvernementale
Le micro-management, c’est l’élément qui fait planter des projets ou des initiatives. On doit établir des pratiques et des systèmes qui permettent à un plus grand nombre de participer sans trop de restriction. Surtout pour la manière de publier le code en “open source Québec”.
On devrait aussi inclure un convention, un peu comme la licence DBAD pour la gestion de la communauté, des attentes de support et pour la meilleure approche dans la prise de décision.
Ça nous prendra une licence Québec open source, Canada open source.
Dans la version 1, on devra restreindre l’accès en dehors de notre législation, c’est certain. Et exiger l’open source si un mandat utilise une des librairies ou un des projets déjà développés subventionnés par l’initiative.
Parce que le plus gros danger économique de l’open source, c’est de programmer pour un compétiteur. Et dans ce cas-ci, les contribuables financeraient ces compétiteurs des entreprises.
Quelles seraient les étapes de réalisations ?
Un peu comme on a fait avec données Québec. C’est une grappe de services qui permettraient surtout de partager des projets, des librairies, etc.
On devrait commencer par l’idéologie du projet, avec tout l’aspect légal.
En second lieu, établir une plateforme qui offre la diffusion des initiatives.
Ajouter du marketing et de la littérature sur les cas de figure classés par types de systèmes développés, infrastructure et architecture de la solution.
Ensuite on devrait entamer les incitatifs financiers pour la mutualisation et l’open source, autant pour les agences, sur les paliers gouvernementaux que pour les entreprises.
Avec les projets qui le peuvent, on devrait mettre de l’avant la progression des outils open source produit sur le sol québécois. Avec une plateforme de répertoires avec git afin de favoriser la coopération.
Tout dépendant les embuches rencontrées, la ligne directrice pour ce nouveau projet serait rassembleur autour du numérique, les compagnies, les organismes, l’éducation. Pour que les subventions du gouvernement profitent à plusieurs dans toutes les sphères de notre quotidien.
Pour la suite
Ce n’est pas avec une infolettre qu’on pourra progresser dans cette direction.
Une chose que je dois encore m’approprier, c’est que si je n’en parle pas, ça n’existe pas. Autant pour mes victoires, que mes défis et que mes idées.
Est-ce que tu verrais d’autres embuches pour accomplir tout ça ? D’autres idées pour faciliter la mise en place de tout ça ?
Suite à la lecture
La mutualisation : les principes et les meilleures pratiques
Qu’est-ce que ça veut dire, mutualiser ses données ?
Le mois en rafale
Mes découvertes
Aucun lien d’affilié.
Marp
Un outil pour faire des diapo à partir du markdown.
Meco.app
C’est vraiment une belle promesse que je trouve. Un genre de courriel pour recevoir toutes tes infolettres et les lire comme un fil RSS.
Les RSS rencontre les infolettres
Sobrief
Des résumés de livres avec des narrations (payant). Je n’ai pas testé encore, ça sent beaucoup le machine learning, mais ça me semble très cool.
A Modern CSS Reset
Les resets css c’est vraiment important. C’est la fondation de ta structure css.
Nouvelles
Cette initiative est un baume sur mon cœur et sur celui de l’open source !
Surtout pendant la saga auttomatic et wpengine.
The open source pledge propose une direction pour favoriser le financement des projets open source et surtout de leur maintien.
Je trouve que ça met Framer et Webflow plus près l’un de l’autre dans l’écosystème plus “moderne” des nocode website builder.
Mon outil
Je présente un outils du mois, soit en mode testé et approuvé, soit en test ou soit en découverte.
Mon IDE pour développer
J’utilise les IDE de Jetbrains depuis maintenant plus de 5 ans, et je suis très satisfait. Autant de par leur intégration de git, des plugiciels, que de tout l’aspect de tests et du flow de développement.
Qu’est-ce qui mijote
J’ai continuer à travailler ce mois-ci sur la mise en ligne d’un projet déjà fait pour le réseau muséal de l’Abitibi-Témiscamingue.
Continuité du Projet de mise à jour et optimisation de base de données en Laravel et avnu aussi. On est presque prêt à sortir la version 1.0.1!
J’ai travaillé sur mon site web pour mamarmite. Je te partage ça prochainement pour avoir tes feedbacks.
J’ai terminé, Le braingarden une version du brain dumping imaginé par Aimé Desrosiers. Il est en impression. Je vais te partager ça pendant le mois de novembre.