Je ne sais pas si tu savais déjà ça, ?
Dans mon petit nid de campagne où j’habite depuis 8 ans, j’ai eu à résoudre un problème des années 1990.
Je devais restreindre notre utilisation d’Internet.
Et non parce que notre utilisation bloquait le téléphone, mais parce que la meilleure connexion avec le meilleur téléversement à laquelle j’avais accès était via un Internet LTE.
Super stable et assez rapide pour mes besoins, mais on jonglait avec 100 go par mois, et un frais de 5$ par gigabytes supplémentaires.
Je ne sais pas si tu sais, mais on ne peut pas mettre une qualité par défaut sur l’application YouTube, zoom, etc.
En deux mois de pandémie, on a reçu des factures d’Internet de 400 à 500 $.
Dépense d’entreprises, mais quand même.
Peut-être qu’ils ont augmenté la limite depuis, mais, à l’époque, nous n’avions du budget de bandwidth pour regarder qu’un ou deux films Netflix par jour, en qualité standard.
Leur application est vraiment bien conçue pour les petits budgets de bande passante.
J’optimisais et je monitorais notre consommation familiale pour que Mamarmite et la ferme en aient assez pour fonctionner.
Oublie les mises à jour de logiciels. Oublie les jeux.
Je louais un local pour sortir de la maison et afin d’accéder à un Internet illimité pour faire mes mises à jour, télécharger un jeu et regarder mes tutoriels en HD sur YouTube.
Très peu de services en ligne tiennent compte de ces restrictions aujourd’hui.
Les logiciels, les applications et les sites web sont développés avec comme fondation l’opulence du bandwidth: rapide, mais lourd.
Je suis passé par l’Internet LTE et Starlink.
Aujourd’hui, je vis avec vous mes contemporains avec la fibre à la maison; c’est magique.
Et là, je suis très content de ranger ces restrictions dans mon 4e tiroir.
C’est facile et c’est rapide Internet.
Previously on /** Commentaires */ : Je suis un junky, L’atacturgiste et le musagogue., Hello world jurassique
On évolue dans un monde d’opulence.
Et la tendance vers le confortable est installé dans le web.
On n’aime pas se limiter, parce qu’on a les ressources pour aller vite et gros.
Et si l’on pouvait élaguer et garder le meilleur d’aujourd’hui grâce au local first software?
Collaboré avec des logiciels qui gardent nos données en local seulement.
La souveraineté logicielle, l’architecture local first
Pendant ma quête de mon optimisation pour être en mesure de travailler à la maison, j’ai eu la chance de rencontrer virtuellement un couple qui voyage à travers le monde avec leur voilier.
Leurs aventures a ouvert ma perception de l’open source, l’utilisation matérielle et de ma consommation numérique (Hundred rabbits).
Deux humains incroyables qui gèrent leur empreinte numérique et humaine à dix mille lieux de ce que j’ai dû faire pour optimiser mon Internet rural.
Surtout parce que nous prenons en compte deux grands facteurs: le temps hors ligne et l’optimisation de l’électricité.
Pour y arriver, ils ont développé leurs applications maison.
Surtout parce que la plupart des outils qu’on utilise exigent d’être connectés en permanence.
Et parce que ces SaaS mangent goulument les ressources matérielles lorsqu’on les utilise.
Les aventures nomades qui demande d’avoir accès au numérique pour le travail ont beaucoup à nous apprendre sur l’optimisation du numérique pour réduire son empreinte, son utilisation globale de plus en plus de ressources centralisées.
Et surtout revenir à une indépendance locale, sans perdre des avantages collaboratifs des outils actuels.
Pour moi, c’est là que la promesse des logiciels natifs locaux (local first software) me parle et m’enthousiasme pour l’avenir.
Ce n’est pas nouveau
Plusieurs logiciels que l’on utilise en ce moment le sont déjà.
La plupart des applications de calendrier, de todo, de prise de notes, etc.
Même certaines applications web le sont grâce au PWA et aux fonctionnalités possibles avec le Webassembly.
Le principal leitmotiv en ce moment c’est d’améliorer l’expérience utilisateur.
Car un des avantages logiciels local first augmente la fluidité des applications.
C’est plus que de l’expérience utilisateur.
Est-ce que c’est de la nostalgie
Peut-être en partie, c’est certain. La nostalgie est partout, mais je commence à être vieux.
L’ère des licences n’était pas si rose.
Des coûts difficiles à prévoir, des ressources limitées et des fonctionnalités collaboratives très limitées.
Mais une licence permettait d’utiliser un outil très longtemps, en local, sans devoir se connecter.
Et on pouvait travailler sans être en ligne.
Comment les logiciels local first se différencient
Là où l’architecture local first software se différencie pour moi, c’est lorsque l’on garde les avantages des outils collaboratifs, mais dans un contexte local et souverain.
On ne recule pas, on avance en gardant les beaux côtés du cloud.
Collaborer et rester souverain sur nos données.
Dès la conception de l’application, on bâtit avec une base de données locale primaire et qui peut ensuite être synchronisée avec d’autres appareils ou collaborateurs.
Attention, alerte tentative de vulgariser du jargon :
Les design patterns qui permettent ce genre de logiciels sont plus complexes à implémenter.
Il faut architecturer l’application avec de l’event sourcing, structurer ses données avec une ontologie afin d’interopérer entre les différents clients et logiciels.
C’est une recette qui permet de décentraliser l’application, mais la définition des applications local first ne contient pas la décentralisation.
L’alignement parfait du web avec son histoire ?
Je suis romantique en invoquant la perfection.
Les données interopérables font partie du web sémantique (3.0) de Tim Burners Lee.
La collaboration et la connexion c’est notre web 2.0.
Et le web simple et local c’est son début pour le consommateur moyen des années 1990.
Cette méthode assemble plusieurs concepts clés du web pour créer du mieux avec l’utilisateur.
Surtout en remettant son indépendance au centre des décisions.
On sort aussi de la boulimie des données et de l’attention; j’espère.
Les défis actuels
Sans compter tout l’aspect d’adoption des développeurs.
Le plus gros défi d’aujourd’hui c’est le poids des données.
Surtout si l’application en gère beaucoup.
L’espace disque et la mémoire de la machine de l’utilisateur qui feront tout le travail.
Le logiciel pour régler ce genre de problème en local, mais à long terme c’est un défi.
Et le cloud, surtout le partage des ressources, reste la solution idéale.
Si l’application est sur le web, ces données deviennent alors un élément dans la cache et les données dans le navigateur.
Du travail pour l’expérience utilisateur
Surtout pour les applications web, il faudra diriger l’utilisateur pour qu’il évite de perdre ses données en vidant seulement sa cache.
Et vider sa cache est une action qu’il faut faire souvent.
Alors c’est très problématique, car la confiance envers le logiciel local first doit être préservée.
En ce moment, il faut que l’application soit native pour régler ce problème.
Surtout pour gérer ses données indépendamment de l’historique de navigation de l’utilisateur.
Ou il faut inclure une synchronisation dès la première version.
De plus, j’ai l’impression que, si le développement d’application souveraine devient la norme, la fonction de données persistante du navigateur va s’améliorer.
Travailler ensemble ?
C’est la plus grande promesse du concept, selon moi. Et un des gros défis.
Pourquoi changerait-on notre paradigme de développement pour perdre cette connexion incroyable avec les autres ?
Pour moi, c’est un non-sens.
Pour que cette idéologie monte la courbe de l’adoption grand public, il faut absolument que les utilisateurs puissent continuer à collaborer et deviennent souverains de leurs données.
Je suis enthousiaste pour cette raison.
C’est une promesse qui pourrait nous aiguiller en dehors de ce monde des SaaS et de l’AI slop dans les SaaS.
On les aperçoit déjà sur product hunt et sur les lovables de ce monde.
On aperçoit aussi des home cooked software (défini par Robin Sloan).
Et c’est pourquoi on doit mettre de l’avant les structures du local first, pour que tous ces projets générés contiennent ces schémas qui gardent nos données en local.
Comme le souligne Maggie Appleton lors de son discours à la conférence « Local First » en 2024, les développeurs barefoot seront au centre de ce changement.
[Paraphrase]: C’est maintenant que l’on doit agir.
On doit entrainer les modèles avec les concepts du local first software pour que tous ces logiciels maisons contiennent du local first.
Sinon, probablement que les outils de vibe coding garderont la souveraineté de nos données.
Je suis encore hyper enthousiaste
Je suis encore en mode amoureux de l’idée.
Surtout lorsque je découvre un concept qui me fait rêver à des milliers de possibilités.
Je ne sais pas si je suis seul dans ce genre de :mind-exploding: ?
L’idée est devenue un modèle et au-delà de l’innovation.
C’est concret, c’est une structure reproduisible.
On peut rêver à ce monde où l’ont retrouve notre outil local dans notre environnement favori et/ou l’on peut continuer à collaborer ensemble dans un monde plus humain.
Comme Maggie l’imagine, si on génère des app local first dans la montée d’utilisation des LLM par les barefoot developpers.
Les utilisateurs et les communautés seront gagnants
Il faut commencer par générer des projets et du contenu afin que les prochains modèles soient entrainés avec des designs pattern des logiciels souverain.
Afin que plus de home-cooked apps soient local first.
Des solutions maison pour des problèmes précis que les SaaS n’ont pas d’avantages à combler. (longtail problems)
Personnellement je vais commencer à mettre de l’avant ce type de solutions.
Surtout pour des outils maison.
J’ai de l’espoir à nouveau
La racine de mon enthousiasme pousse peut-être de là.
L’IA se répand et a explosé ma confiance envers trop de sources.
Et j’ai très peur pour les SaaS slop.
L’alignement du local first avec mes habilités actuelles et l’histoire du web m’aiguille vers une trail qui m’enthousiasme pour Mamarmite.
La définition du barefoot développé et des longtails rend le marché beaucoup mieux défini pour moi.
On est à l’orée d’un futur moins chaotique les amis-es.
Il faut juste garder notre souveraineté sur nos données.
Marc-André 8-) Dans son rang de campagne en retour de semi-vacances dans le sud du Québec.
J’adore connaître ton point de vue.
Ça me sort la tête du projet.
Je devient rapidement le nez très collé dedans.
Les positifs ou les négatifs, surtout les constructifs.
C’est ma 23e infolettre / Commentaires que j’envoie.
Même si tu en a lu une ou zéro.
Ou que tu lis en diagonal.
Je veux avoir ton point de vue.
Je ne prend pas les stats d’ouvertures.
J’ai besoin de connaître ton expérience avec mon univers.
Ça te prendra maximum 30 secondes gros max 1 minutes, 5 minutes si tu me partage beaucoup dans tes commentaires.
Partage-moi ta réaction, commentaires, corrections, etc 8-)
Le mois en rafale
Mes découvertes
Aucun liens d’affiliés.
Une expérience web d'un illustrateur qui confronte ses peurs de l'AI
Personnel et beau, ce projet me parle parce que ce que je vis ce qu'un illustrateur vit depuis 4-5 ans.
NYT — AI art artists illustratorÉtude sur l'impact de l'ai (début 2025) sur les développeurs open source
Peut-être que j'ai lu ça avec un biais de confirmation, mais c'est une réalité des mainteneurs de projets. Ils recoivent une tonne de pull request, et de bug report générer par l'AI; pas toujours pertinent disons.
METR blogdiscover.bandcamp.labels
Les labels sont de très bons points d'entrée pour trouver des artistes qu'on aime.
Discover Bandcamp LabelsLes jeux confortables
Une mise en situation sous forme d'expérience web où l'on personnifie un petit radis.
Reuters — Video games mental healthL'état des lieux pour les développeurs
Étude sur le monde du développement, avec peu de répondant, mais assez pour tracer des hypothèses et faire un portrait.
State of Devs 2025L'utilisation d'un LLM dans le matchmaking
Un service web qui utilise les LLMS de façon innovante, au dela du robot gpt.
WecasaCette conférence de Maggie au Local first conf 2024
Conférence de Maggie Appleton sur le local-first software lors de la Local First Conference 2024.
Local First Conference 2024 — Maggie AppletonLes conférences 2025 en ligne
Conférences Local First 2025 disponibles en ligne.
Local First conf 2025
C’est beau
Je m’inspire de Colossal et Dense Discovery et je partage du beau.
J’aime le point de vue nouveau des antithèses non évidente dans ses illustrations.
Author and illustrator of children’s books. Editorial and corporate illustration (et dessinateur humoristique à ses heures).
Nouvelles
Protège-toi contre le sensationnalisme, les démagogues et le populisme.
Proton joins suit against Apple for predatory practices
Géants du web : le Canada annule la taxe sur les services numériques
Mini dossier #rabbit-hole
Ce n’est pas une nouvelle idée, mais je trouvais que ces lectures du mois reliait les points dans ma perception.
C’est vraiment puissant comme simplification :
La littéracie du goût
L’ai et les généralistes : In the age of AI, it’s better to know a little about a lot than a lot about a little.
L’intention. C’est ce qui est important dans l’art, c’est ce qui le définit.
C’est un lien qui définit la bonne utilisation de l’AI.
Est-ce que c’est la fin de l’hyperspécialisation ? Je ne pense pas, mais la réalisation d’un projet numérique devient de plus en plus simple à faire.
Et c’est le goût du réalisateur qui devient le meilleur outil du généraliste.
Curation is the new IQ test.
Mon outil du mois
Je présente un outil du mois, soit en mode testé et approuvé, soit en test ou soit en découverte.
Obsidian pour remplacer Pocket
Je suis très triste de la mort de Pocket et j’attends mon fichier CSV avec mes données.
Obsidian Rock a publié un tutoriel pour remplacer Pocket avec Obsidian; et pour migrer de Pocket.
Et Obsidian est un outil local first <3
Qu’est-ce qui mijote
Première vacances d’été depuis 8 ans.
Saison des fraises avec mon implication élagué.
Travaux dans avnu.ca et préparation pour un test en staging.
J’ai commencé mon projet de dessin grâce à mon jardin d’idée !
Dans mes oreilles en juillet 2025
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