Même si en apparence c’est gratifiant d’accomplir un projet dans tous ses spectres. Et même là, c’est mon syndrome qui parle.
C’est vraiment énergivore, risqué pour la santé mentale et chronophage de tout réaliser ces étapes et surtout de se mettre la pression de performer dans toutes ces disciplines.
On peut être bon, mais on sera toujours plus performant dans l’une ou l’autre des disciplines.
Est-ce qu’on aime vraiment faire tout ça ?
J’ai le syndrome de l’artisan
Je me suis longtemps dit que pour me spécialiser, je devais maîtriser tout, du marketing, du seo, au backend et au devOps/secOps, tout le spectre du web.
Même qu’il fut un temps dans la recherche de ma niche où je brainstormais que je pourrais devenir un expert généraliste.
Je n’ai aucune idée si c’est répandu comme sentiment ce que j’appelle le syndrome de l’artisan.
J’ai l’impression qu’on est plusieurs à le vivre.
Comment le reconnaître
C’est ce feeling à la fin d’un projet qui apporte de la culpabilité.
C’est cette gêne qui survient lorsqu’on partage notre travail si on n’a pas tout fait dans le projet.
C’est la difficulté à prendre les compliments pour notre travail, seulement parce qu’on n’a pas tout fait dans le projet.
C’est cette excitation de planifier toutes ces tâches dans tellement de domaines différents au début du projet.
C’est la fierté à la fin d’un projet d’avoir tout fait.
C’est ce feeling qui nous rabaisse à notre maîtrise la plus faible même si on est hyper bon dans une discipline.
Avec le recul, le syndrome de l’artisan se compare à certaines facettes du perfectionnisme, du syndrome de l’imposteur, de l’anxiété de performance et du syndrome de la bonne élève/du bon élève.
Enfin, selon mon expérience et mes recherches de salon.
La spécialisation c’est la seule solution ?
Je me suis longtemps demandé comment faisaient les autres pour se concentrer dans un ou deux domaines avec une offre spécialisée; dans leur niche.
Mais ça ne m’a pas aidé à sortir de mon trou.
J’ai probablement été influencé en premier par l’adage “La spécialisation est la clé du succès.”. Je me suis vite rendu compte que c’était plus un dogme et que je devais en ressortir une conclusion pour ma situation.
Ce qu’il m’a permis de faire c’est de bien communiquer ce qu’on fait. Plus notre offre est précise, plus notre one-liner d’entreprise est court.
Ce qui m’a fait sortir en premier de mon syndrome de l’artisan, c’est d’élaguer les domaines dans lesquels je ressens souvent de l’empressement pour le faire.
L’expert généraliste à la recherche de sa niche
Ce n’est pas tant un oxymore si on le regarde avec les lunettes du concept des habileté en forme de T. Où un membre de l’équipe s’y connaît dans plusieurs sphères, mais il maîtrise un domaine.
C’est le meilleur des mondes selon moi. On est en mesure de se faire une tête sur plusieurs sujets, peut-être même bidouiller dans quelques-uns et surtout collaborer dans notre sphère d’expertise avec les autres dans la leur.
Ce que je veux dire c’est que dans un projet, même si on est fluant dans plusieurs sphères, être responsable de plus que 2 chapeaux en même temps, ça crée des goulots d’étranglement.
Des échelles qui m’ont aidé à sortir de son trou
J’ai dû faire une introspection pour isoler les domaines dans lesquels je me considérais plus comme un exécutant et ceux dans lesquels je suis plus un conseillé ou un architecte.
Ce qui m’a le plus aidé, c’est lorsque j’ai commencé à entendre des phrases comme :
“Oui, mais qu’est-ce qui te donne du fun ?” Aimée Desrosiers et tout son partage sur les ikigaï.
Ou dernièrement une qui m’a marqué c’est :
“Qu’est-ce que tu ferais gratuitement, qu’est-ce qui serait ton football sunday”, Colin Coggins et Garrett Brown dans leur conférence au WAQ 2024.
J’ai vraiment réduit mon offre
Depuis 2 ans, j’aiguise mon offre et je m’entoure de professionnelle pour me compléter.
Je me décris encore comme un développeur full-stack. On peut ressentir encore un peu le syndrome de l’artisan dans cette spécialisation-là, mais beaucoup moins large qu’avant.
Surtout en développement, on peut avoir le syndrome de l’artisan si on a le désir de vouloir inventer la roue à chaque projet. Si on est honteux d’avoir eu de l’aide d’un transformateur ou de stack overflow.
Et avec l’open source, on ne fait jamais un projet au complet c’est ce qui rend tout ça awesome.
C’est un travail de groupe. On construit ensemble avec les briques qui nous sont utiles.
Je suis rendu là dans mon processus
Je trouve ça vraiment gratifiant de savoir dans quelle sphère je me sens le plus bâtisseur. L’endroit où je peux aider plus mes clients et où je me sens utile.
Et ça aide beaucoup à définir notre portrait du client idéal.
Bientôt, 1 an!
C’est ma 11e infolettre /** Commentaires */ que j’envoie. Donc un an, parce que j’ai pris congé en décembre 2023.
J’aimerais connaître ton point de vue, ta perception et tes observations. Ça te prendra environ 1 minute ou 5 si tu es loquace dans tes commentaires.
Le mois en rafale
Mes découvertes
Node supporte typescript
Encore en mode expérimental, mais tout de même!
Pull request de l’ajout du support de typescript dans Nodejs
Analyse de l’inconscient collectif au travers les enemis dans les films de sciences fictions
Depuis les années 50 jusqu’à aujourd’hui, l’auteur présente son analyse de données de 200 films par décennie selon un classement IMDB. Il fait la corrélation entre le type d’ennemi, comment le film laisse la terre à la fin, etc.
Le fan de cinéma et de données en moi a trouvé ça très cool.
Who killed the world ? by Alvin Chang
Calculating Empires A Genealogy of Technology and Power Since 1500
Très esthétique et intéressant de voir les corrélations entre les empires et les outils de communication disponible.
Calculating empires
Les popovers s’en viennent en css !
C’est seulement chrome pour l’instant, mais vraiment intéressant de voir l’API !
API de positionnement de l’ancrage CSS
Un serveur linux qui roule chez le client
Le webassembly est rendu là. On est capable de faire rouler un serveur directement dans le navigateur du client.
WebVM
Nouvelles
N’importe qui peut accéder à des repos privés ou des forks supprimées sur GitHub
This is such an enormous attack vector for all organizations that use GitHub that we’re introducing a new term: Cross Fork Object Reference (CFOR).
Mise à niveau Numérique du gouvernement québecois
Nouvelle normes et planification de mise en place pour la sécurité et le numérique chez le gouvernement du Québec. Ils ont fait un outil de vulgarisation aussi.
Mon outil
Je présente un outils du mois, soit en mode testé et approuvé, soit en test ou soit en découverte.
Au moins un deuxième cerveau
Personnellement le premier 2e cerveau que j’ai eu besoin c’est un calendrier numérique pour gérer mes disponibilités, mes engagements, toutes les sphères de ma vie (Mamarmite, la ferme, la famille, les projets) sur mes appareils de travail.
Pour facilité la prise de rendez-vous et qu’elles soient liées à mon calendrier j’utilise calendly.
Il a plusieurs compétiteurs. Vérifie avec ton outil de gestions, de projet ou de calendrier s’ils n’ont pas ajouté la prise de rendez-vous comme service.
Calendly
Qu’est-ce qui mijote
J’ai commencé à apprendre angular et la création d’application mobile avec un stack javascript avec un projet perso : Icecream pomodoro.
Je travaille ce mois-ci pas mal sur avnu.ca on vient de mettre en ligne la version 1.0.0 avec plusieurs correctifs et l’ajout de badge.
Continuité du Projet de mise à jour et optimisation de base de données en Laravel.
J’ai travaillé un petit peu sur l’intégration de mon nouveau site web et sur un projet de dessin sur l’empathie.